Un autre regard sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

Un autre regard sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

La lettre A du dictionnaire sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

 Dossier réalisé par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE, pirate des mots et philanalyste. Tous droits réservés.

Petit dictionnaire sur la sexualité aux définitions libérées. 

 

 

Autour de la Lettre A…

 

 

 


ACTE DE RÉPUDIATION :

Dans la mémoire des religions "aux livres", il est déconsidéré parce que cela signifie certainement que dans la tradition, la femme "appartenait" à "son" homme…

À la réflexion, c'est peut-être toujours d'actualité dans l'esprit masculin : lorsqu'un homme quitte sa femme pour une autre, il refuse fort souvent, inconsciemment ou consciemment de donner à son ex compagne le droit de refaire sa vie !

C'est donc un document que devrait demander toute femme quittée par un homme. Par cet acte, le mâle libère sa conjointe pour lui donner alors la possibilité de retrouver son intégrité et surtout sa liberté d’aimer un autre homme sans dépendre des humeurs du précédent.

 

 

ACTE SEXUEL :

Une pratique libre, naturelle et primordiale pour la survie d'une espèce dans la nature animale. Chez les humains, on y ajoute de temps en temps des règles, rarement des valeurs, souvent des interdits, des tabous aussi, une morale toujours… et parfois (ô merveille) : des sentiments ! (De l’amour, même). Cela peut être bien vécu s’il est réalisé sans honte, sans domination, sans soumission… violence ou autre massacre.

Il est platonicien ou socratique lorsqu'il est harmonieux, avec une considération partagée, sans hiérarchie.

Lors d'un acte sexuel, une pénétration hétérophile est totalement harmonieuse lorsque la femme prend le sexe de l’homme pour le mettre en elle. C’est-à-dire que par ce geste, c'est nécessairement la femme qui décide si elle souhaite ou non accueillir en elle l’homme qui se présente.

 

 

ACTIF :

Pourrait se dire dans un couple où l’un ne fait rien, de celui qui s’agite beaucoup.

 

 

ALCOOLISME :

Un palliatif trop facile d’accès à une souffrance affective, à une déception intellectuelle ou à une frustration sexuelle. Ce n’est certainement pas une maladie, mais la conséquence d’un rejet progressif de son corps, de ses rêves, de ses désirs impossibles. L'alcool est la solution destructrice, pour oublier que l'on est trop complexés ou prisonniers d'interdits les plus divers. Beaucoup d’alcooliques sont notamment des êtres très sensibles, n’ayant pas pu vivre en paix leur sexualité narcissique et homophile.

La non reconnaissance de la source des souffrances empêche l’être alcoolique de se libérer.

S'interdire de boire n'est pas une solution efficace à la sortie du gouffre ! Il est plus judicieux d'ouvrir le dialogue…

Petit à petit, le mur de la honte se construit… un mur du silence et de la résignation… comme le dit si bien l'alcoolique sur sa planète, rencontré par le Petit Prince qui lui demande : "pourquoi il boit… C'est pour oublier qu'il a honte… et honte de quoi, demande le Petit Prince… Honte de boire !"…

Pour aider un alcoolique, il est peut-être important de commencer par l'aimer, afin de lui donner conscience qu'il est aimable !

 

 

AMERICAN BEAUTY :

Un film plutôt réussi, où la sexualité du mensonge et de la frustration nous entraîne vers des drames…

Oui, elle était vierge, cette jeune demoiselle : « la salope » dont tout le lycée avait su profiter et « passer dessus », sauf le train… mais tous — finalement — étaient dedans !

Elle, qui va être déflorée… par le père de son meilleur ami !

 

 

AMITIÉ :

Un amour qui n’est pas nécessairement physique, en dehors de l’espace-temps : Les liens existent lorsque les protagonistes sont présents. Une fois éloignés, les êtres retrouvent leur intégrité. Voir la conférence sur : de l'Amitié et de l'Amour sur ce blog !

 

 

AMORAL :

« Qui manifeste une ignorance ou une indifférence à l’égard de la morale. Qui manifeste une volonté d’agir contre la morale ». (Définition du dictionnaire Le Robert).

L'AMORAL, c'est celui qui — au regard des autres — n’agit pas en accord avec les lois morales, les préceptes d’une société construite sur des contraintes religieuses et politiques.

S’il a des valeurs humanistes, « un homme amoral » est-il moins "juste" dans ses actes, au regard de celui qui suit à la lettre les ordres donnés, comme le devoir de combattre l’ennemi ou de tuer l’infidèle… de dénoncer l’étranger, et de protéger le « bien privé » ?

 

 

AMOUR :

Un état complexe d’êtres qui sont attirés l’un pour l’autre, les uns pour les autres… au niveau, spirituel, affectif, sensuel, physique… sexuel… sans pour autant être toujours en mesure de vivre ensemble… ou même de le désirer.

À la différence de l’amitié, l’espace-temps est très important : il y a dans l'amour, des liens très forts d’unité dans la continuité temporelle.

La société et les religions imposent avec des arguments très persuasifs, que l'amour soit "éternel". Les garants des lois de ce monde contraignent les êtres qui s'aiment, à choisir généralement une seule des possibilités présentées et la sanctionne par un "contrat" d'exclusivité ferme et définitif.

Et si l'amour n'était pas pour toujours, mais pour chaque instant ?

Et si l'amour était une rencontre épicurienne, dans le plaisir de cueillir l'instant… avec sa proposition de construction stoïcienne, dans le souhait de donner à demain un "possible" ?

L'amour pour aujourd'hui… et peut-être pour demain !

Voir la conférence sur : de l'Amitié et de l'Amour sur ce blog ! 


 

AMOUR D’AMITIÉ :

Une déviance dramatique d’une notion erronée — ou plutôt construite avec art par la morale religieuse — de l’amour et de l’amitié, explicitée par Thomas d’AQUIN, et exprimés par de nombreuses congrégations religieuses ou ordres religieux catholiques, persuadés qu’il n’y a pas de sexe dans "l’amour d’amitié" et que le spirituel peut tout sublimer. Mais « qui veut faire l’ange fait la bête » écrivait Blaise PASCAL.

Ô combien de suicidés ou de personnes enfermées en psychiatrie — sous camisole physique ou chimique — pour cette illusion d’une vie affective sans sexualité ?

 

 

ANOREXIE :

Peut-être la conséquence dramatique d’une frustration, d’un mal-être… d’une incompréhension du monde pour partager des valeurs différentes. Ce problème est récurant chez des Individus Hors Normalités, (les IHN) qui sont dans l’impossibilité de croiser des êtres à l’écoute, ayant une conscience du monde similaire. L’anorexie est souvent liée au passage impossible de la phase narcissique vers les phases homophiles et hétérophiles. Tout peut se trouver perturbant, tant pour la sexualité, les conflits familiaux, les manques financiers, voire une non reconnaissance devant la création. Toute « écoute impossible » ou « regard non considéré » peut entraîner des femmes ou des hommes dans cette spirale destructrice, où le corps crie à sa manière ce que l’esprit n’a plus le courage de communiquer… le cœur ayant abandonné la partie.

L’anorexie entraîne — au plus dramatique — un suicide organisé du corps !

Les relations incestueuses — vécues sexuellement ou non — sont aussi des facteurs déclenchant classiques. Cela peut hélas arriver aussi à cause d’une première expérience amoureuse et/ou sexuelle « massacrante ».

 

 

ANTI-DÉPRESSEURS :

Une camisole chimique cotée en bourse, qui fait la fortune des médecins politiques.

Cela semble salvateur un temps… cela ne dure qu’un temps… cela n’est donc pas efficace !

Les molécules chimiques réalisées pour soi-disant soigner la dépression ou autres problèmes de souffrances affectives et relationnelles sont des copies plus ou moins réussies des drogues connues, dont la plus célèbre était vantée par Sigmund FREUD lorsqu'il disait : "la cocaïne sera le médicament du XXème siècle". Il se trouve que FREUD disait vrai pour le XXIème siècle. Oui, hélas, avec l'héroïne, le cannabis ainsi que les amphétamines et autres acides revisités par nos superlaboratoires pharmaceutiques, nous avons toute la panoplie des supermédicaments pour calmer les souffrances humaines… pour un temps, sans les expliciter, sans chercher la source, sans résoudre  le problème… et tôt ou tard, tout explose !

Si la cocaïne était bonne pour la construction humaine, je serais le premier — en tant que pirate — à en consommer !

 

 

APPRENTI :

Jusqu’en 1936, date où Maxence Van Der MEERSCH — écrivain humaniste — en obtient la « non-légalité », il était d’usage que les jeunes apprentis se fassent sodomiser par le personnel adulte de l’atelier où ils étaient intégrés. (Pour montrer qui sont les chefs). Mais ce type de bizutage est toujours caché et fortement nié, en raison de la loi du silence… toujours d’actualité dans notre monde !

 

 

ASSOCIATIONS :

Il y a tant de statuts différents, tant de bonnes et de moins bonnes raisons pour faire une association d’idées ou de personnes !

Du mariage au parti politique, de la secte à la religion, de la corporation de boulangers, au club de danse…

« En clan, en groupe, en procession » chantait Jean FERRAT…

 

L'important est donc de manifester notre désir de vivre ensemble, de créer, de partager des idées communes ou de demander un changement, espérer plus de justice… ou dans le projet de faire et refaire le monde !

L’homme est un « zoon politicon » nous rappelle ARISTOTE.

Il a un fort besoin de partager avec l’autre ! « L’association » a donc du sens, si elle se présente comme une proposition constructrice pour un « mieux vivre ensemble » mais elle devient restrictive de la liberté, lorsque trop souvent elle s’impose sur le droit de penser et d’agir par soi-même, en créant insidieusement des « Petites Boîtes » imposées, comme le chantait Graeme ALLWRIGHT.


 

 

 

Saint AUGUSTIN :

(Aurelius, dit « saint », 354-430). Un personnage intéressant de par ses mœurs libres et même « étranges » jusqu’à un âge avancé. Sur un revirement tardif intellectuel… où selon lui, le corps devenait péché, et l’esprit grâce, il donne naissance au « christianisme » qu'il serait plus logique de nommer « augustinisme » car il n' y a guère de lien avec sa "religion" et les idées que l'on donne à cet homme nommé Jésus. Avec ses bases bien arrêtées du manichéisme, c’est selon ses interdits et ses trouvailles théologiques que la sexualité est aussi fortement déconsidérée dans notre société aujourd’hui. Sa notion de la liberté est explicite (cf. « La Cité de Dieu ») : « Au paradis, l’homme sera libre car il ne pourra plus pécher ». C'est aussi stupide et destructeur que le slogan de mai 68 : "interdit d'interdire".

 

 

 

AXIOLOGIE :

La discipline ayant pour objet l’étude des valeurs, qui se distinguent de la morale…

C'est une recherche sage, libérée du sens des valeurs humaines, détachées du principe binaire de « bien et de mal ».

À découvrir en lien direct : « Proposition pour une nouvelle axiologie » par Cyril ARNAUD, philosophe pirate.

 

 

 Vers la lettre B.

À suivre pour d'autres définitions revisitées à la lettre A…

© Yves Philippe de FRANCQUEVILLE.

 

 

 

 

 

 

Dossier réalisé par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE, pirate des mots et philanalyste. Tous droits réservés.

©Petit dictionnaire sur la sexualité aux définitions libérées. 

 

Auteur : Yves Philippe de Francqueville  

 



08/03/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 6 autres membres