Un autre regard sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

Un autre regard sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

La lettre C du dictionnaire sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

Dossier réalisé par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE, pirate des mots et philanalyste. Tous droits réservés.

 

©Petit dictionnaire sur la sexualité aux définitions libérées. 

 

 

Autour de la lettre C…

 

 

 

 

Jean-Jacques Régis de CAMBACÉRÈS :

(1753-1824). Un des grands amis homophiles de Napoléon. Auteur du Code Civil, il a écrit notamment des articles de lois concernant la liberté des mœurs. Jusqu'au gouvernement de Pierre LAVAL, et les lois de 1942 limitant les droits des homos, la France était le lieu de refuge des homophiles déclarés… Il faudra attendre 1981 avec François MITTERRAND pour restaurer une certaine liberté des mœurs, qui sera de nouveau limitée de manière plus insidieuse par Charles PASQUA (alors au gouvernement en 1988), où en tant que ministre de l'intérieur, il interdira notamment quelques revues, et limitera la visibilité de la sexualité… surtout homophile.

 

 

CAMIONNEUSE :

La critique poussée et pas toujours sympathique de la femme présentant des comportements, signes physiques ou vestimentaires, étant davantage attribués au sexe masculin. Cela n’a rien à voir généralement avec l’attirance sexuelle de ces personnes ayant une grande part masculine.

 

 

CANNABIS :

(voir "PÉNIS"… taille du pénis) : l’usage continu de ce produit entraîne notamment une fragilité de l’érection. Les adolescents « bandent mou», et par ce fait ne donnent plus à leur sexe sa taille réelle en érection. Il en résulte une grande quantité de petits pénis parmi ces jeunes déjà fort complexés, et un risque — à long terme — d’un cancer de la verge pour beaucoup… mais ils ont le temps devant eux !

Le cannabis et le meilleur médicament du monde : il permet de "survivre" au quotidien sans être dérangé par son mal être, en oubliant que demain pourrait exister. (Voir ANTIDÉPRESSEURS).


 

 

CENTRES MÉDICAUX PSYCHOPÉDAGOGIQUES :

(C.M.P.P. ou CMPP) Lieux où l’aide psychologique est en effet gratuite pour tous… sauf pour les con(s)- tribuables ! Attention hélas à la feuille de soin pour le remboursement à 100%. Cela enrichit bien les directeurs de centres !

Car, si les psys salariés (peut-être parce qu'ils ne pouvaient pas vivre de leur travail à leur propre compte) qui y bossent sont payés au lance-pierres, la consultation facturée n’est pas de 20, 30 ou même 40 euros, mais peut aller comme, dans certains centres, à être tarifé de 133,28 euros (en 2005) ! Dites-vous qu’à trois consultations par semaine, votre tête blonde va creuser davantage le gouffre de la caisse d’assurance maladie.

Soyons vigilants. Préférons les indépendants qui savent moduler en intelligence la visite, en sachant que rien ne doit être gratuit pour le citoyen. Tout doit se mériter, tout doit être à penser en fonction des possibilités de chacun. Le "gratuit" est toxique… tout comme "l'obligatoire".

L'effort a du sens.

 

 

CERTITUDES :

Quelqu’un qui vit avec des certitudes n’est plus capable d’écouter l’autre. C’est un moyen très dangereux pour lutter contre ses peurs, car une certitude a une durée de vie limitée. La solution est d’être ouvert à la question. Chercher, apprendre, sans nécessairement comprendre.

Quitter ses certitudes, c’est être attentif à la phrase de SOCRATE — un homme libre — (un philosophe de la Grèce ancienne, à l’époque où elle était porteuse de messages forts, pour permettre à l’humain d’évoluer) : « la seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien ».

Oui, tout change tout le temps : aujourd’hui l’arbre est en fleurs… demain il sera en fruits !

 

 

CHEMINS DE TRAVERSE :

Des routes pas si belles que ça… malgré tout ce qui peut-être raconté. Les raccourcis de la vie — qui nous obligent à tricher avec nous-mêmes ou avec les autres — sont généralement destructeurs. Cela laisse souvent un mauvais goût dans la bouche ou des blessures parfois graves.

Peut-être est-il plus riche de chercher, voire de tracer des routes plus difficiles, mais plus sincères !

 

 

Les CHORISTES :

Reprise assez réussie du film "La cage aux rossignols". Il y a si peu de créateurs et tant de copieurs, qu'il faut noter les succès populaires des réadaptations qui deviennent des habitudes ! Le succès de ce film est plutôt intéressant à étudier, en se penchant notamment sur la part pédophile « inconsciente » de cette foule fascinée par la voix « pure » de l’impubère qui n'a pas mué… L'adulte aimerait-il toujours les castrats ?

 

 

 

CHOUCHOU :

Un film complexe où il y a peut-être confusion des genres : Gad El MALEH est-il un transsexuel, un travesti, un homophile, les trois, ou deux… en un ? Alain CHABAT aime-t-il la femme représentée par Gad, ou l’homme sous les habits de femme, ou les deux ? Est-il lui-même dans un désir hétérophile ou homophile ? C’est peut-être juste un film qui attire beaucoup de bourgeoises de tradition catho de plus de 50 ans, voulant se rassurer sur l’idée qu’elles se font des « homos » et de l’attitude sage et ouverte du curé intégré à la vie de la cité.

 

 

Marquis de CINQ-MARS :

(Henri COIFFIER de RUZÉ d’EFFIAT, 1620-1642). Le bel éphèbe, favori du roi. Il fut décapité à l’âge de 22 ans sous l'ordre de RICHELIEU. Ce redoutable Cardinal ne le supportait plus comme amant de Louis XIII et aussi comme compagnon de la grande Mademoiselle Marion de LORMES, pour laquelle il avait un fort penchant.

 

 

La CIRCONCISION :

Peut-être un jour, certaines personnes évoluées — toujours attachées à quelques traditions religieuses — opteront pour une démonstration symbolique de l’acte d’alliance entre un dieu et son peuple : être à cœur ouvert, à corps ouvert, à esprit ouvert à la bonne parole… Oui, peut-être alors s’arrêtera cet acte barbare d’un autre âge encore pratiqué au même titre que l’excision. Sous prétexte de conceptions religieuses ou hygiénistes (95% des américains étaient circoncis dans les années 1970, mais à ce jour c’est en perte de vitesse : 35 % environ maintenant) on mutile les enfants en ôtant le prépuce (qui sera utilisé pour les crèmes et autres pilules anti-vieillissement par nos riches laboratoires pharmaceutiques). La circoncision est une opération réalisée sous couvert médical et enrichit le chirurgien, l’hôpital, le « malade » remboursé par la caisse d’assurance maladie, donc aux frais des con(s)- tribuables. Cette peau qui recouvre le gland — partie la plus sensible du corps masculin et base même de sa source de jouissance — a toute son importance. Mise à l’air, cette zone devient moins sensible et fragilisée, car non protégée. Les enfants peuvent moins facilement se masturber (on évite donc une faute plus ou moins grave selon les religions) à cause de la douleur lorsque c’est pratiqué notamment juste avant la puberté (pratique commune dans l’Islam). Mais pour le mâle adulte, cela peut lui donner parfois un peu plus de temps… lors du rapport sexuel.

Étrange, étrange, cette idée de croire l’homme créé à l’image d’un dieu parfait et d’en vouloir ôter une « petite partie » qui serait « imparfaite » ?

Long extrait intéressant de WIKIPÉDIA :

(…) « La circoncision dans le monde anglo-saxon :

La circoncision se développa à partir de la fin du XIXème siècle dans le monde anglo-saxon (aux États-Unis, au Canada anglophone, en Afrique du Sud, en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans une moindre mesure au Royaume-Uni) pour des raisons hygiéniques et prophylactiques, mais également pour lutter contre la masturbation qui était alors considérée comme une névrose. D’ailleurs, quand la circoncision fut introduite dans le monde anglo-saxon à la fin du XIXème siècle, la clitoridectomie, c’est-à-dire l’ablation du clitoris fut encouragée par certains scientifiques pour les mêmes raisons que la circoncision, c’est-à-dire lutter contre la masturbation et assurer une meilleure hygiène. Dans les années 1960, aux États-Unis, des scientifiques encourageaient toujours l’ablation du clitoris pour des motifs hygiénistes et puritains.

Par exemple, à la fin du XIXème siècle, John Harvey Kellogg, médecin et « inventeur des corn flakes », prônait la circoncision sans anesthésie des jeunes garçons et des jeunes filles pour lutter contre la masturbation :

« Un remède presque toujours efficace contre la masturbation chez les jeunes garçons est la circoncision. L’opération doit être faite par un chirurgien sans anesthésie, car la douleur de courte durée pendant cette opération a un effet salutaire sur l’esprit, surtout si elle est associée à l’idée de punition. Pour ce qui est des femelles, l’auteur a découvert que l’application de phénol pur sur le clitoris était un excellent moyen de maîtriser l’excitation anormale (Les brûlures au phénol sont très douloureuses et longues à guérir.). »

Comme le rappelle ONUSIDA, une fois que la circoncision fut généralisée et banalisée, la raison qui a motivé la poursuite de cette pratique était et reste d’abord une raison sociale, c’est-à-dire se conformer à la norme.

(…) Une polémique qui secoue depuis une trentaine d’années les pays anglophones. Laudateurs et contempteurs de la circoncision s’y affrontent. Les premiers affirment qu’il faut systématiquement procéder à l’ablation du prépuce de tous les nouveau-nés mâles (et étendre cette pratique au monde entier), argumentant que la circoncision offre une prophylaxie qui l’emporte sur les risques, qu’elle n’a pas d’effets importants sur la sexualité et qu’elle a un faible taux de complications lorsqu’elle est effectuée par un médecin expérimenté. À l’inverse, les contempteurs (mouvement pour l’intégrité physique) affirment que la circoncision altère le plaisir sexuel, qu’elle est justifiée par des mythes médicaux, qu’elle porte atteinte au droit à l’intégrité physique et qu’elle devrait être effectuée sur des enfants uniquement pour des raisons médicales, laissant le choix à l’adulte de disposer ou non de son prépuce.

Cette polémique concerne essentiellement le monde anglo-saxon où la circoncision n’a pas d’origine religieuse. Dans le reste du monde à quelques exceptions près et en dehors des circoncisions pour motif religieux, la circoncision est partout minoritaire, elle n’est pratiquée que de manière thérapeutique, notamment afin de remédier à certaines affections du pénis.

Enfin, en Angleterre la reine Victoria avait fait circoncire ses enfants, notamment le futur roi Édouard VII, sous le prétexte que la famille royale d’Angleterre descendait du roi David, monarque juif. La coutume s’est perpétuée par la suite jusqu'à ce que la princesse Lady Diana (qui était opposée à la circoncision) interrompe cette pratique et refuse que les princes William et Harry soient circoncis ».

 

 

CONTRACEPTION (Moyens de) :

Séries de tentatives vaines pour donner et prendre plaisir sans provoquer de dangers (de naissance, de maladie, de dépression, etc.). Il n’y a pas encore de « bons moyens » de contraception ou de protection, il y en a de moins mauvais que d’autres, certains plus efficaces (comme le préservatif, mais faire l’amour entre deux tranches de cellophane, c’est une absence de contact… le corps y perd beaucoup dans la relation), mais tous ont de graves inconvénients. N’écoutez pas ceux qui vantent "le produit chimique" sans danger… ils ont des actions dans les industries. Alors soyez vigilant et faites de votre mieux pour ne pas abîmer l’autre, pour ne pas vous abîmer, et prenez votre plaisir partagé… c’est possible. Les contraceptifs chimiques féminins détruisent malheureusement les phases naturelles de la femme, et la rendent plus facilement dépressive. La pilule utilisée à tout va comme moyen de soulager les règles douloureuses ou pour éviter une acnée disgracieuse donne des résultats à venir catastrophiques. Cela entraîne aussi des conséquences graves, à moyen et long terme sur la fécondité et la sexualité de la jeune femme, et des mâles en général, puis sur sa santé physique, mentale et même affective.

Avec la pilule, la femme pensait être libérée des agressions masculines sexuelles, leur donnant le risque commun de "tomber" enceintes sans que cela soit désiré… Avec la pilule, aujourd’hui, l’homme se sent vraiment plus libre de vivre une sexualité facilitée avec la femme, sachant qu’elle ne sera pas enceinte sans son désir… finalement les femmes sont encore perdantes !

Beaucoup de femmes — après un temps de tolérance plus ou moins grand — ne supportent plus d’avoir régulièrement le sperme de l’homme qui leur coule le long des cuisses…

 

 

COÏT ANIMAL TRISTE :

Surnom que certaines tribus amazoniennes ou d’Afrique équatoriale donnent à l’homme blanc, toujours triste après le coït. C'est hélas bien vrai, lorsqu’il est prisonnier de ses doctrines morales et religieuses. Les humains qui n'ont pas été abîmés par les religions dites "aux livres" n'ont pas de hontes, et de complexes avec la sexualité ! Cette petite mort n'existe pas chez eux, en lien avec la culpabilité construite autour d'un péché originel, et de la honte de se découvrir nu… et plein de désirs !

 

 

 

Daniel COHN-BENDIT (dit Dany) :

Éducateur spécialisé qui semblait avoir bien compris — dans sa jeunesse — la libération sexuelle, mais qui faillit être massacré pour en avoir parlé. Il était même presque anarchiste. Aujourd'hui, il est dans la politique… Il a appris la concession… et le compromis… pour une soupe de lentilles ?

À en perdre peut-être son âme ?

 

 

COMING OUT :

L'acte délicat d’annoncer que l’on est homosexuelle ou homosexuel. Il y a alors le problème d’être catalogué par une société qui critique mais qui aime classifier les genres afin de développer le commerce… Puisque tout le monde est homophile, de par sa nature — comme c'est explicité dans les dossiers sur la sexualité de ce blog "un autre regard sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE" — c’est en fait un état de droit qui n’est pas à exposer nécessairement au monde. Nous avons donc à œuvrer pour la liberté de vivre ce qui nous plait au niveau sexuel, si cela construit l’autre et nous-mêmes. Oui, la femme ou l'homme peut s'affirmer homophile aujourd'hui, et vivre demain avec une personne de l'autre sexe… Michel BERGÉ est un exemple parmi tant d'autres !

Jean Pierre CLARIS de FLORIAN écrivait dans sa fable "le Grillon" : Pour vivre heureux, vivons cachés… de celles et ceux qui ne peuvent pas comprendre notre bonheur !

 

 

Le CORAN :

Un recueil d’histoires et de préceptes, écrit en langue « arabe » — issue de langages successifs dont l'origine serait proto-sémitique — d’une manière plutôt poétique. (fichier Wikimedia Commons).

Le CORAN est un livre dont il n’est pas encore possible d'en discuter simplement le contenu… Dommage, j'aurais eu plaisir à en donner quelques perles. Hélas, en effet, ce texte n’est pas libéré des interdits imposés par les religions nées de cet ouvrage. C'est la mort assurée pour celles et ceux qui oseraient émettre la moindre petite pensée jugée en décalage avec les certitudes prônées par les garants de l'intégrité de ce texte, par les gardiens des certitudes.

Ce n’est pas unique dans l’histoire des religions… La peur de la mort, la vérité imposée par la vision restrictive des ombres projetées sur le mur de la Caverne, et le maintien systématique dans l’ignorance de la lumière… sont des moyens toujours efficaces pour tenir les peuples. (Fichier Wikimedia Commons).


 

Ce tableau est un regard sur toutes les religions de l'Islam, qui estiment chacune, avoir le "vrai" le CORAN pour vérité… Toutes sont donc assurées d'être les gardiennes de la parole de leur dieu… et combattent à mort les hérétiques ! C'est identique chez les Juifs et les Chrétiens… Tous savent aller tuer les ennemis de leur religion, mais tous ont aussi l'art de s'entre-tuer…

 

 

CUNNILINGUS :

Pratique homophile, hétérophile ou narcissique pour les plus souples, qui consiste à donner la jouissance à sa partenaire avec la langue en excitant le clitoris (si la femme n’a pas été victime d’une excision).

 

 

CYCLE MENSTRUEL :

Rythme de la vie d’un être féminin. C’est un cycle de 28 jours où se construit, se libère et s’achève, la possibilité de créer un enfant. Jusqu’à la puberté, le cycle existe déjà dans la nature de l’enfant, sans être effectif. Après la ménopause, il subsiste en mémoire.

 

 

 

 

à suivre pour d'autres mots et d'autres définitions décalées…

 ©Yves Philippe de FRANCQUEVILLE.

 

 

 

Vers la lettre D.


 

 

 

 

 

 

Dossier réalisé par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE, pirate des mots et philanalyste. Tous droits réservés.

 

©Petit dictionnaire sur la sexualité aux définitions libérées. 

 

Auteur : Yves Philippe de Francqueville 

 

 



17/05/2012
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