Un autre regard sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

Un autre regard sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

Sexualité et homosexualité : F. La sexualité dans nos trois espaces de vie

 © Dossier sur la sexualité écrit par Yves Philippe de Francqueville. Tous droits réservés.

 

 

 

 

La sexualité dans nos trois espaces de vie.

 

PLATON divise l’homme comme la Cité, en trois :

Le corps (ceux qui travaillent).

L’esprit (ceux qui dirigent).

Le cœur (ceux qui combattent).

 

Pour introduire le sujet :

En bref, la femme est jusque 23 ans environ en construction du corps, suivi d’un palier de 5 années 1/3.

L’homme, se construira physiquement jusque 28 ans, suivi d’un palier de 7 années.

Pendant cet espace, c’est le corps qui est majoritaire dans notre vie harmonieuse. En suite, le cœur prend davantage son essor :

 Le cœur, vers 28 ans pour la femme, et 35 ans pour l’homme (âge où l’on peut alors se mesurer et parler enfin à la mère et au père). Ce temps se poursuivra jusqu’à l’âge de 45- 51 ans pour la femme et 56-63 ans pour l’homme où le cœur va se forger et prendre possession de la vie harmonieuse de l’humain.

Enfin, pour les plus vigoureux, viendra le temps où se développe la sagesse avec la supériorité de l’esprit si le cœur le veut bien et surtout si le corps n'a pas trop été affecté par une alimentation toxique et une pollution catastrophique.

Développons… 

 

1. La place du corps (les pulsions).

 

 

Commençons par la femme.

 Dès sa naissance, l’être féminin est déjà porteur de toute sa raison d’être et la conservera jusqu’à la mort. Le cycle de vingt-huit jours rythme sa vie avec des phases bien définies : création de la matrice, développement, ovulation, dépression et destruction de la matrice. Il faut y ajouter les saisons, l’ensoleillement, et aussi les périodes successives d’environ cinq années un tiers qui donnent un espace particulier à la gestion de ce corps. Avec ce raccourci rapide de mes travaux, je puis déjà dire que le corps de la femme est en besoin du corps de l’homme pour être fécondé l’espace du temps de l’ovulation, c’est-à-dire un jour tous les vingt-huit jours. Il y a souvent une baisse réelle l’hiver… et davantage de désir s’il y a du soleil comme lorsque la personne est féconde. Les mâles ont de la chance parce que chez d’autres animaux comme les éléphants, l’accouplement se limite à un jour par an !

Lors de l’ovulation, l’être féminin développe instinctivement tout ce qui est en son pouvoir pour séduire le mâle dans la nécessité d’être fécondé. La nature cependant oublie que l’homme agit beaucoup plus avec son sexe plutôt qu’avec sa tête et beaucoup de femmes, adultes ou enfants, se font violer lors de cette période de « chasse »… En effet, la raison n’est pas maîtresse du corps et le mâle réfléchit peu sur son état social.

Pour l’homme, en tant qu’organe de reproduction à lui tout seul (sa raison d’être originelle selon Platon, dans le Banquet), il est en phase disponible toutes les deux heures environ, tous les jours de sa vie s’il prend bien soin de lui. Il est aussi influencé par les saisons et la chaleur, son alimentation et les périodes successives d’environ sept années où l’être se construit. Les quatre premières (jusqu’à 28 ans) sont privilégiées pour le corps. Il reste souvent à ce stade primaire…

Hors besoin reproductif, l’homme a naturellement besoin de libérer son énergie sexuelle. Si le cœur et la raison ne sont pas présents, à tout moment il risque, par instinct animal de faire n’importe quoi.

 

 

2. La place du cœur (l’affect).


Pour la sexualité, cette « zone du combat », est un espace clé qui permet aux êtres de se rencontrer et parfois aux corps de se retrouver. La femme surtout va savoir créer le besoin physique de l’autre hors nécessité de fécondation, hors besoin animal. L’union peut alors se vivre de nature homophile ou hétérophile. Il n’y a plus d’espace-temps associé au désir de l’autre. Cette place est très délicate à contrôler puisque la raison (phase suivante) n’entre pas en jeu et ne s’associe pas toujours avec la ou le partenaire… C’est le risque de la rencontre hors des règles raisonnées de la société : l’amour entre personnes d’âges, de milieux, de religions ou de mondes différents… Dans cette possibilité de relation, Antoine de Saint-Exupéry ne se trompe pas : « on ne voit bien qu’avec le cœur » ! de même nous pourrions dire que l’on entend bien, que l’on ressent bien avec le cœur.

Pour la femme, donner une place au cœur, c’est se libérer de toutes formes de culpabilité et surtout du sens du sacrifice : l’obstacle majeur à sa liberté d’aimer. Elle peut alors vivre les trois phases pleinement en ayant une sexualité personnelle et relationnelle hors besoin de reproduction, et sans devoir se soucier des exigences du mâle…

Les règles et interdits sociaux n’existent pas dans cette sexualité du cœur.

Chez l’homme, lorsqu’il parvient à ouvrir une réelle place pour le cœur, il découvre en lui une nouvelle capacité à aimer : il comprend que toute sa vie est construite sur un besoin de donner, de faire jaillir de soi pour exister. Il peut alors vivre hors du besoin de se comparer et de combattre l’autre pour se croire le meilleur et séduire, illusion de son être. Mais l’homme au cœur libre se plait le plus souvent à devenir simplement le meilleur de lui-même. Le jaillissement de l’être dépasse le besoin de procréer pour atteindre la création. Il peut alors vivre une sexualité personnelle et relationnelle heureuse… Il est en mesure de prendre un réel plaisir à donner du plaisir sans s’obliger à une jouissance pulsionnelle.

 

 

3. La place de l’esprit (la raison).


C’est l’espace qui est le plus offert à la sexualité contrairement à ce que nous pourrions croire. En effet, dans une société, si nous laissons l’humain libre de vivre à corps et à cœur perdus, toutes les structures sont en danger. La liberté reste réservée en premier lieu à l’élite au pouvoir, qui se place naturellement au-dessus des règles. Elle appartient aussi parfois à certains êtres libres qui prônent le concept de Jean-Baptiste de FLORIAN : « pour vivre heureux, vivons cachés des gens qui ne peuvent pas comprendre notre bonheur ».

Penser notre sexualité c’est oser remettre en question les « dogmes » d’un système, ou s’y assujettir au risque de survivre sans quête. Les études scientifiques du professeur KINSEY démontrent que l’humain, (vis-à-vis de sa sexualité) passe son temps à se mentir, à tricher sur lui-même dans la crainte d’être un monstre aux yeux des autres. Finalement, tous sont dans des mécanismes similaires et s’interdisent (ou se culpabilisent) de vivre ce que leur corps et leur cœur désirent.

 

 

Vers le chapitre G :

En conclusion

 

 

 

Sommaire :

A. Petite introduction

B. Pourquoi ne plus parler d’homosexuels ?

C. Les trois phases sexuelles

D. La sexualité dans les trois phases

E. Parlons sexe

F. La sexualité dans nos trois espaces de vie

G. En conclusion

 

 

© Yves Philippe de FRANCQUEVILLE.

 

 

 

 

 © Dossier sur la sexualité écrit par Yves Philippe de Francqueville. Tous droits réservés.

Auteur : Yves Philippe de Francqueville  



13/05/2011
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