Un autre regard sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

Un autre regard sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

Une tournante, dans la nuit du 8 au 9 septembre…

Dans la catégorie "un autre regard sur la sexualité" par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE.

 

 

Un drame qui pourrait être évité : celui de la tournante, ce viol collectif…

 

Dans la nuit du 8 au 9 septembre, Marc-François RÉMY de LAYENS — âgé de 18 ans — et six autres jeunes complices, violent une jeune fille du village de Masny. Tous sont emprisonnés, mais ils réussissent à s’échapper de la prison peu de temps après. Il faudra huit mois à la justice pour décider finalement de les condamner à la pendaison par contumace, puis à être exécutés en effigie : des tableaux les représentant sont suspendus à la potence.

Cette affaire dramatique se passe en 1693, dans le nord de la France.

Le seigneur de LAYENS — père de Marc-François — payera fort cher une rançon à l’église et à la ville de Douai pour que son sale gosse de fils soit relevé de sa peine et puisse rentrer d’exil sans passer par la potence. Ce jeune adulte décidera finalement de prendre pour épouse la drôlesse qui vivait avec un enfant issu de cette nuit terrible… mieux fallait-il lui offrir un père violeur que de la laisser emprisonnée dans un couvent réservé aux filles mères, pécheresses.

Oui, il y a un peu plus de trois cents ans, les «  tournantes » existaient déjà. Ce n’était pas un jeu de carte ou une partie de ping-pong mais bien une atteinte à l’intégrité de l’autre. Ici, c’est «  quelques jeunes de bonnes familles » qui veulent se « taper une fille du village » ailleurs, aujourd’hui ou demain ce sera des gars du quartier voisin qui souhaitent « juste s’amuser un peu ».

Pourquoi et comment pouvons-nous en arriver à de telles tragédies ?

Ce n’est pas le siècle qui veut cela. Tous les jours, depuis toujours, des êtres sont abusés, abîmés, massacrés. En 2011, ce qui change, c’est la plus grande facilité pour les victimes à porter plainte. Cependant, il ne faut pas trop se leurrer : la plus part du temps le viol se poursuit encore par le voyeurisme de certains fonctionnaires, de la justice et des médias… notamment ces journalistes jouisseurs, obsédés des malheurs à répandre, à étaler sur les pages des quotidiens.

Beaucoup de victimes se sentent alors coupables et s’en veulent même d’avoir porté plainte.

 

Heureusement qu'il existe aussi des policiers et des gendarmes — souvent de sexe féminin — qui ont une haute opinion de leur charge pour protéger au maximum les victimes en souffrance.

Il est vrai qu’il est délicat de parler sexe en général. Lorsque cela touche son propre être, qu’il y a eu violence… c’est plus difficile encore.

Qu’est-ce qu’un viol ?

Est-ce que l’épouse qui n’a pas vraiment envie ce soir-là et qui écarte les cuisses — pour être "honorée par son époux" selon l'expression religieuse réglementaire — peut se considérer comme violée ?

Oui, les religions aux livres estiment légitime que l’homme puisse assouvir ses besoins — selon son bon vouloir — auprès de son épouse…

Est-ce que l’adolescente timide est coupable ?

Oui. Celle qui a osé, n’ayant jamais eu « la chance » de voir la nudité masculine absente des télé, des journaux et autres lieux où sont étalés comme de la viande fraîche la gent féminine en son plus simple appareil… Oui. Celle qui a déshabillé le garçon pour voir de ses propres yeux et parfois de ses mains le sexe d’un homme… doit-elle en subir les assauts sans pouvoir refuser ?

En général, l’homme se sent tellement indispensable au plaisir de la femme… alors qu’il est cantonné le plus souvent à jouir seul… même en très agréable compagnie !

En groupe, en bande, en procession… pour citer Jean FERRAT : en équipe, la situation n’est plus tout à fait la même. Ces jeunes crâneurs qui se mesurent pour savoir « qui a la plus longue » en montrant leurs scooters sur une roue comme leur pénis en érection — moyen de substitution pour « se la comparer » — sont pour la plupart mal dans leur peau dans un monde où lorsque l’on parle de sexualité, c’est toujours en mensonge.

La tournante, c’est un drame où la fille comme les garçons sont finalement victimes.

Oui. Dans ce type de viols collectifs, il faut saisir autrement la scène : Nous avons la plupart du temps comme protagonistes quelques jeunes frustrés, mal dans leur peau, fragiles dans leur sexualité et ayant une très grande homophilie repoussée. C’est malheureusement en lien notamment avec les interdits religieux (surtout de nos jours avec la montée de la culture islamique où la sexualité homophile est condamnée à mort) et le système sociétal qui veux à tout prix codifier la sexualité humaine en espaces cloisonnés. Les travaux du docteur KINSEY datent pourtant de plus de 60 ans mais personne n'ose en parler, de peur de se confronter à des traditions séculaires, voire millénaires. Ces gamins — grands ados de toutes origines — ont une très grosse envie de se comparer le sexe pour savoir s’ils sont comme les autres, sans s’en donner le droit, et dans la crainte d’être ridicules ou pris pour des homosexuels… Alors, quoi de plus simple que d’utiliser une fille comme objet centralisé dans une pénombre sécurisante, pour se comparer discrètement le sexe en « passant » chacun son tour.

Voilà comment une jeune fille se fait violer par des gosses à peine pubères qui vont finir en prison parce que notre société n’est pas capable de parler sexualité intelligemment !

Quoi de plus destructeur en effet que des livres sur « la sexualité des Français » usant simplement pour références de quelques appels téléphoniques…

Quoi de plus inquiétant que ces émissions de TV où des jeunes « pas terminés » content quelques aventures picaresques à des journalistes voyeurs, soi-disant assurés de la véracité des propos…

Lorsque que l’on vit une belle histoire d’amour, sommes-nous désireux de l’étaler au grand public ?

L’être humain est sexué, Cela dès sa naissance. Il se construit dans le désir. Notre société, pour protéger « l’enfance » a décidé dans les chambres des élus du peuple, que la vie sexuelle commencerait à 18 ans… Le problème est que les organes génitaux féminins et masculins « fonctionnent » dès leur conception. Bien avant la puberté… avec le désir !

Il y a aussi cet étrange mécanisme qu’est l’affect… Alors doit-on tout « raisonner » ?

Il faut arrêter de vouloir séparer la sexualité de l’art d’aimer.

Aimer, c’est de tout son corps, de tout son cœur et de tout son esprit.

C’est prendre enfin compte de notre réalité ternaire que l’on retrouve à travers la philanalyse* : l’analyse de l’amour humain.

Si nous en avons conscience, les interdits créateurs de drames laisseront place aux règles constructrices de vies harmonieuses.

Certains psychologues, psychanalystes ou psychiatres persistent encore dans l’idée qu’il n’y a pas de « vraie » sexualité avant la puberté. Ils sont encore dans le rêve angélique que nos pulsions (de mort peut-être) sont effectives lorsque les organes reproducteurs sont achevés. Pas si sûr…

Soyons conscients qu’ in utero des petits embryons mâles peuvent déjà être en érection… et la petite fille, le jour de sa naissance — si elle trouve son sexe avec sa main et qu’une sage femme ne l’en empêche pas — saura se donner du plaisir.

D’ici à imaginer des jumeaux en train de faire l’amour dans le ventre de leur mère, et René BARJAVEL — l’auteur qui savait décrire les plus belles scènes d’amour — est battu alors par un autre écrivain capable de parler d’amour, comme lui, de manière totalement libérée…

Mais toujours, gardons cette règle de vie :

Apprendre à ne pas s’abîmer, être attentif à ne pas abîmer l’autre… essayer de grandir à la rencontre de l’autre… et si cela se présente : que l’autre grandisse à notre rencontre !

 

 

©Yves Philippe de FRANCQUEVILLE.

 

 

 * La philanalyse : nous pourrions traduire ce mot par "l'analyse de l'amour humain".

C'est un autre regard sur la construction de l'homme dans sa relation à lui-même et à l'autre à partir des écrits de PLATON.

La Philanalyse, C'est une étape dans la quête de l'homme à travers des recherches commencées il y a plus de vingt ans par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE.

L'homme, être ternaire ayant un corps, un cœur et un esprit. Le principe est d'assurer une réelle harmonie entre les trois éléments qui nous constitue afin d'être en mesure d'aller à la rencontre de l'autre.

Prendre en considération le fait que l'homme ne soit pas juste binaire, lui ouvre l'éventualité de la pluripossibilité.

 

Yves Philippe de FRANCQUEVILLE a été attaqué par la justice pour son audace… Oui, proposer quelques réflexions sur le fonctionnement relationnel de l'homme sans avoir le nihil obstat des experts à la botte d'un système ou l'imprimatur d'un Conseil de l'Ordre (moral), cela vaut bien la peine de mort… sociale, comme de bien entendu.

Attaqué, torturé, calomnié, blessé, ruiné par des gendarmes, des procureurs et des juges iniques aidés par quelques matons : de pitoyables journalistes passionnés de brèves de prétoires… ces pauvres écrivailleurs comme Yanick PHILIPPONNAT, du Midi Libre (qui n'a de libre que le nom) incapable de savoir qu'Antoine de SAINT-EXUPÉRY n'a pas eu de descendance et aussi de distinguer une veste d'un costume… mais sachant apprécier le cheveux sur la langue et les boucles blondes de l'homme à abattre…

Yanick PHILIPPONNAT, c'est le "maître étalon" du journalisme désespérant…

Calomnieux, ce Yanick PHILIPPONNAT, pour satisfaire ses grands maîtres… ira jusqu'à se plaire à écrire que la plaque de rue de Yves Philippe de FRANCQUEVILLE portait le titre d'expert… ou juste trop fainéant ou trop lâche pour se déplacer et vérifier par lui-même. Les gens du quartier ont su distinguer le vrai du faux par l'exemple, car leur Philanalyste est bien aimé…

Engagé et grand mage le Yanick PHILIPPONNAT, il formule un de ses articles en offrant aux fauves son martyr, le qualifiant avant décision de justice comme "charlatan ou hérétique"…

Alors, face à l'adversité médiocre, c'est en pirate des mots qu'Yves Philippe de FRANCQUEVILLE, ose maintenant s'exprimer.

Plaise au lecteur d'apprécier son travail, car il vous l'offre de son vivant, au fur et à mesure de l'espace-temps qu'il peut lui consacrer.

Auteur : Yves Philippe de Francqueville 



17/05/2011
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 6 autres membres