Un autre regard sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

Un autre regard sur la sexualité par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

Vive les éjaculateurs précoces !

Un article écrit par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE, philanalyste et pirate des mots.

 

 

Vive les éjaculateurs précoces !

 

La nature animale est parfaite… ou en cours de perfection, selon la référence qu'il nous semble bon de choisir.

Oui, dans ce monde binaire, nous sommes face à deux propositions:

- Croire en un dieu "juste et bon", qu'il soit à la tête d'un Olympe ou seul à régner… simplement surnommé "le Tout Puissant, créateur du Ciel et de la Terre et de tout ce qui s'y trouve"…

Ou…

- Croire en quelques sages — des maîtres — porteurs de vérités, comme les détenteurs des théories évolutionnistes, nous invitant à la patience… pour espérer que demain soit encore mieux.

 

Nous sommes donc conviés naturellement à applaudir cet univers où finalement tout est "pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles" !

Nous sommes invités à obéir, à nous soumettre… à applaudir, à nous résigner…

VOLTAIRE est-il resté — somme toute — l'élève docile de LEIBNIZ… à chercher et rechercher des maîtres parmi les "grands d'Europe", comme s’il se sentait perdu par l'absence d'un dieu… Et oui, VOLTAIRE a progressivement considéré comme vérités, les certitudes sur l’amour et la sexualité, des apprentis sorciers médecins ou religieux de tous genres… pour finir par être enterré dignement en habit monacal ?

Était-ce afin de conjurer les peurs de ses peurs, lui qui écrivait que “la honte est dans le sexe une passion violente” ?

Ce petit nobliau un peu frustré, en quête de gloire, de reconnaissance et de pouvoir, avait probablement beaucoup d'idées, du talent, de la prestance et des capacités certaines à l'humanisme… mais pourquoi s'est-il cantonné si souvent à être un mendiant d'amour ?

La peur peut-être de ne pas trouver de réponse en raison de la carence d'un dieu près de lui pour lui indiquer la route à suivre ?

Lui manquait-il un père aimable, à vouloir s'en trouver un autre ?

Avait-il perdu ses "repères" en perdant la foi reçue de son éducation ?

Le Grand Architecte de l'Univers a-t-il donc réellement abandonné ses ouailles ?

 

"Le plaisir est un fruit qui ne doit être cueilli que s'il est tout à fait mûr". Est-ce une "vérité" de VOLTAIRE, cette idée de "plaisir" ou juste une idée reprise et déformée au fil des siècles pour nous éclairer sur la patience ?

Philosophons un peu… avec cet éjaculateur d'idées qui ne se voulait pas précoce…

Prenons notre temps.

 

Et si la sexualité humaine était raisonnablement à analyser en tant qu'élément central de notre organisation physique et sociale ?

Voyons, voyons…

 

Si nous considérions raisonnablement la sexualité comme simple principe lié à la reproduction ?

En effet, pour le moment encore, beaucoup d'humains doivent utiliser cette méthode animale, ancestrale et mécanique. Elle nécessite — pour faire vite — une pénétration du pénis d'un homme pubère, dans le vagin d'une femme fertile. Ce pénis doit être en érection, et d'une dizaine de centimètres au moins, pour faciliter l'acte. Alors le départ de la course de quelques millions de spermatozoïdes peut être donné afin que l'un d'entre eux puisse aspirer à la victoire : féconder l'ovule !

L'avenir de la reproduction humaine "devrait être" de plus en plus médicalisé et davantage spirituel comme nous le promettent certains courants médicaux, politiques ou religieux. "Le Meilleur des mondes" d'Aldous HUXLEY se construit petit à petit, grâce notamment à la défertilisation progressive de la gent masculine, les stérilisations chimiques fortement conseillées des femmes, et l'endoctrinement général des peuples — esclaves volontaires — attachés devant le mur des ombres projetées. Les garants de la science, nos docteurs en tous genres — inventeurs de maladies, de médicaments ou fabricants d'armes et d’émissions de propagande — sont depuis toujours les pions riches et armés, indispensables pour un pouvoir en place.

Rappelons-nous que les élus des dieux n'ont pas besoin de leur sexe pour donner la vie… La "conception virginale" est une science ancestrale, très prisée par les religions dites "du livre sacré".

Le sexe pour le sexe n'est pas dans les principes du moment.

Nos lois viennent des lois de nos pères et sont sacralisées notamment par la condamnation d’Onan, exécuté pour avoir juste voulu faire l’amour avec la femme de son frère Er — décédé sans avoir eu de descendance — en n’ayant pas le désir de la féconder…

Il est bien interdit dans notre inconscient collectif de “gaspiller sa semence”.

 

Et pendant ce temps là, dans la nature, les mammifères entre eux savent d'instinct que l'acte de reproduction les place dans une insécurité temporelle. Il est donc important pour le mâle, de très vite décharger la semence… afin de ne pas risquer de se trouver en situation de faiblesse lors d'une attaque ennemie. L'éjaculation rapide est aussi liée au principe de conquête : plus vite la femelle est fécondée, plus rapidement une autre peut l'être, avant qu'un concurrent ne se présente. Oui, être le premier et être le plus expéditif dans l'action reste un principe essentiel de survie de l'espèce, dans la nature !

 

Chez l'humain — animal parmi les autres selon ARISTOTE — la mémoire de nos gènes a certainement conservé cet instinct très lié à la nécessité de se reproduire pour perpétuer la race. Partager sa semence avec le maximum de partenaires est dans l'esprit du temps qui passe… Au-delà des questions relatives à de nombreux interdits ou préceptes imposés par quelques divinités, le fait d'éjaculer très vite est donc une preuve de "bonne conduite". Être "l'homme qui tire plus vite que son ombre", être le « Lucky Luke » de la quequette dans la foufoune, c’est très sain…  presque saint !

La femelle peut en effet plus rapidement resserrer les cuisses et retourner à son labeur ! Une fois par mois, cela suffit pour qu’elle tente de porter un nouveau bébé !

Le mâle reprend alors son rôle de fier gardien du clan…

L'éducation morale et religieuse joue un rôle important dans le fait d'entretenir l'état d'éjaculateur précoce chez l'homme, au niveau mécanique, tout en donnant une multitude de causes physiologiques et psychologiques afin de voir en cette réalité naturelle, une problématique médicale à soigner : médecins, chirurgiens et psy en tous genres, venez ! Il y a de l'argent à gagner… Médicaments, thérapies, analyse, opérations, circoncision, hop, tout est bon pour offrir le meilleur des résultats possibles… Mais au final, si la femme est vite et bien fécondée, c’est peut-être simplement parce que l'homme a juste été à la hauteur de son rôle !

Pourquoi se plaindre ?

Que demander de plus ?

 

Qu'est-ce qu'un éjaculateur précoce ?

Oh, il y a celui qui explose rien qu'à l'idée de l'acte… ce n'est pas vraiment la solution idéale, mais quelques vingt minutes plus tard, il aura probablement repris de la vigueur pour réaliser son devoir animal, voire conjugal. Ce n'est pas de cet homme dont nous allons nous inquiéter. Il est en effet précoce dans une forme originale mais il entre cependant dans la normalité du personnage ayant quelques problèmes avec l’écoute de son corps… et celui de l’autre !

Laissons aussi aux spécialistes compétents le soin de bien faire leur travail face à une anomalie ou un traumatisme anatomique, de toute nature, sachant qu’il y a parfois des restaurations réussies. Monsieur François GIGOT de LAPEYRONIE, grand chirurgien-barbier, fut le meilleur certainement dans la gestion de ces problèmes.

Penchons-nous plutôt sur le personnage générique classique : l'homme « normal » qui voit en la femme bien plus qu’une matrice… et au-delà d'un rêve d'amour, il réalise parfois qu’il a aussi le moyen de satisfaire une jouissance sans se soucier de participer à la poursuite de la grande histoire de l'humanité.

Pour lui ?

Pour l’autre ?

Pour les deux ?

Oui… pour se reproduire, être éjaculateur précoce n'est pas un souci… sur quelques 75.000.000 de spermatozoïdes participant à la course, même avec un faux départ, la chance qu'il y ait un gagnant est toujours assez probable… (Il y a encore quelques années — dans un éjaculat — ils étaient le double à s’élancer). Maintenant, pour espérer vivre l’aventure d’une pénétration à deux, sans se soucier forcément d’un vainqueur parce que le spectacle nous semble plus passionnant, c’est une autre histoire !

Nous entrons alors dans une réflexion philosophique où l’importance donnée au « moyen » prend davantage de sens au regard de la « fin ».

 

 

Et si nous considérions aussi la sexualité comme simple principe de rencontre, lié au plaisir ?

 

Alors, le bipède voit dans l'acte sexuel une dimension nouvelle, différente ou complémentaire…

C’est fort important qu’il ait déjà découvert, par la rencontre avec lui-même, le plaisir narcissique.

 

Aussi, c’est dans la confrontation et parfois le partage avec le même, qu’il saisira le plaisir homophile (le plus souvent cela sera vécu naturellement, si des interdits moraux ou religieux ne l’ont pas totalement castré psychologiquement, voire physiquement). Alors, à travers sa construction affective, tout au long de son existence, il peut arriver que le bipède soit en désir d’une union : d'un partage hétérophile de son corps !

Mais mâles et femelles sont des êtres fort différents ! Non qu’ils soient originaires de planètes différentes (Mars, Vénus, Saturne peut-être ?), mais juste Terriens, au regard de leurs gènes, c’est déjà tout un roman ! Ne nous attardons pas sur des explications formatées et des certitudes emprisonnantes. Rappelons-nous simplement une possible relecture du Banquet de PLATON, où l’être hermaphrodite se sépare de sa part masculine pour mieux le rencontrer : l’art de poser son moi pour s’en unir, pour compléter avec les travaux de SCHELLING.

Oui, la femme garde en elle la mémoire de l’homme qu’elle est aussi, et qu’elle a laissé jaillir d’elle-même. L’homme est souvent perdu au regard de sa vie par cette matrice qu’il n’a pas, et doit continuellement donner sens à sa raison d’être.

Oui, “l’homme est une femme comme les autres” ou presque ?


Faut-il tenter alors d’expliquer l’homme à la femme ?

Un ouvrage a retenu mon attention : « L’homme expliqué aux femmes » écrit par le philosophe Vincent CESPEDES.

Oups, il est vrai que cet ouvrage tout à fait sympathique à parcourir, est riche en idées constructrices pour s’apprendre… Mais finalement n’est-ce pas en fait une lettre ouverte, une formidable déclaration (développée d’exemples et de propos solidement argumentés de citations et de témoignages) d’UN homme qui veut nous conter qui il est… et révéler comment il fonctionne, afin de s’expliquer auprès de toutes LES femmes ?

Oui, j’aime ce texte que l’on aurait pu titrer : « L’homme que je suis — moi, Vincent CESPEDES — expliqué aux femmes qui souhaitent me rencontrer ». Il y a dans ce livre semble-t-il très autobiographique, une recherche sincère et profonde des mécanismes d’un homme en désir de partager davantage les ondes de charme sans oublier la réalité des ondes de choc. Ce livre, lu sous le regard d’une expérience personnelle, saurait aider beaucoup d’hommes et aussi de femmes à chercher quels sont leurs fonctionnements sincères. Une fois libérés des morales et des hontes qui en découlent, ils peuvent se construire avec des valeurs qui leurs sont propres.

 

A-t-on vraiment besoin d'expliquer l'homme aux femmes ?

L’homme, pour sa part, a certainement tout à apprendre… de lui et de la femme ! Un livre sorti de presse il y a une trentaine d’année qui s’intitulait « tout ce que les hommes savent des femmes », m’avait beaucoup instruit. Rien à voir avec le “collectif” au titre similaire paru en 2011, puisque le premier, en traduction d’un ouvrage anglais, avait l’honnêteté de ne présenter que des pages blanches…

Oui, l’homme ne sait plus rien de la femme qu’il n’est plus…

Tout est à apprendre et à apprendre de nouveau chaque jour, chaque instant… sans nécessairement comprendre, nous le rappelle SOCRATE.

La femme — elle — serait davantage dans un travail de mémoire.

 

Apprendre qui je suis au regard de l’autre ?

Le mâle prend parfois conscience que l'orgasme vécu en écho est une source d'énergie extraordinaire… et comprend (petit à petit) que la femelle a besoin d'un espace temps différent du sien pour se mettre en harmonie.

C'est en effet plutôt compliqué de mettre en unité temporelle le plaisir de l'homme avec celui de la femme.

Le mâle évolué réalise que son plaisir le plus intense est intimement lié au plaisir de l'autre, et il va quitter son état égocentré pour s'unir cœur et esprit avec celle qu'il étreint… afin que les corps montent en température ensemble.

 

Quelques règles à suivre ?

Aucune… en considérant que nous sommes tous potentiellement construits avec un mode de vie unique et particulier nous mouvant de mécanismes qui nous sont propres. Il est nécessaire donc de s’approprier chaque outil pour l’adapter à soi… à l’autre !

 

Mettre en harmonie l’amour humain par une analyse de chaque instant… la philanalyse.

 

Afin de ne pas être un éjaculateur précoce ?

Les préliminaires par exemple sont très utiles… pour la femme, comme pour l’homme. Les préliminaires, c’est un mot un peu galvaudé…

Un jeu de plaisirs multiples ?

Un geste, un regard, un sourire, une main frolée…

Un souffle…

Un rire ?

 

voyons-les ici, comme une prise de conscience d’un espace-temps à saisir. C’est à considérer comme les « fiançailles éternelles de l’acte d’amour »… un temps de fête pour chaque fois se connaître, se reconnaître, se trouver, se retrouver… car nous évoluons chaque jour !

 

Alors comment ?

 

L’homme en question ? 

Oui, l’homme. Osera-t-il être considéré par la femme ? Accueillera-t-il le fait que ce soit elle qui le découvre, qui l’apprécie… qui le touche, le caresse, le masturbe, pour donner notamment au pénis sa taille d'exception ?

Pour se préparer à la pénétration, l’homme doit en effet s’ériger au regard de lui-même et sous le regard de la femme.

Les hommes qui n'aiment pas leur corps, et à fortiori leur sexe, sont rarement disposés à vivre des préliminaires qui sont cependant une étape possible de ce plaisir qu’ils souhaitent partager. La masturbation mal vécue dans l'enfance ou l'adolescence peut conditionner une éjaculation précoce. Les peurs, les hontes, sont à libérer. Il faut donc que l’esprit soit réellement en paix avec le corps, pour que la prise de conscience de la beauté de cette quête de soi-même puisse être appréciée à sa juste valeur. L’homme qui apprend à s’aimer et qui aime jouir, sera heureux de se dévoiler petit à petit à celle qui désire partager sa jouissance.

 

L’homme et la femme sont deux êtres extrêmement différents… L’homme craint souvent dans la rencontre des corps, de ne pas être le champion du jour, persuadé (par la non connaissance de l’autre) de son infériorité. Il arrive trop souvent en super tricheur auprès de la femme, avec sa fausse assurance et ses certitudes destructrices. La part vécue de sa sexualité homophile permet aussi à l'homme de vivre davantage en liberté sa sexualité hétérophile.

Alors, oui, un homme se prépare admirablement à la pénétration dans ce temps partagé de préliminaires où l’autre se plaît à construire un plaisir — le temps nécessaire à l’apprivoisement de ce corps — pour aspirer un jour à une jouissance commune et harmonieuse.

Entrer dans le jardin de l’autre est un acte qui n’est pas banal, lorsqu’il n’est pas uniquement guidé par la nature animale !

Oui, intellectuellement, c’est un abandon, une perte de son membre qui va disparaître dans un trou béant, noir, humide, encadré par des lèvres…

Et s’il y avait des dents ? Une machine à broyer ?

Le poulpe laisse son sexe dans la femelle, comme d’autres animaux, après l’acte… l’homme qui pense à l’acte de manière raisonnée a raison de craindre pour la suite… “le coït animal triste”… la “petite mort”.

DANGER, DANGER ! Il faut faire vite… trop vite hélas ?

Mais si l’homme comprend l’acte d’amour, et que le cœur entre en scène, il saura s’abandonner et lâcher prise… se détendre pour se tendre et s’entendre… pour le plus grand plaisir.

Je rejoinds ici Vincent CESPEDES et son concept de succombance.

 

 

“Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas” écrit ce jeune et bel aristocrate que fut Blaise PASCAL, peut-être en souvenir de ses ébats amoureux avec ses chères amours fidèles et passionnées que furent notamment Antoine GOMBAUD, Chevalier de MÉRÉ, comme Jacques VALLÉE des BARREAUX ou encore Damien MITTON. Il était libre et rayonnant, ce cher PASCAL, avant que la maladie et sa sœur ne l’enferment dans les peurs de ses peurs. Pauvre Blaise, il ira jusqu'à formuler, selon les propos de PREVERT, un pari stupide.

L’homme en paix avec lui-même, et conscient que l’esprit ne peut pas tout, se donnera le « temps du cœur » pour s’harmoniser avec le corps de la femme, et lorsque les deux seront prêts, c’est la femme qui saura prendre le sexe de l’homme pour le mettre en elle… Alors, pour vivre quelques minutes de plaisir, pour atteindre un orgasme unifié, une énergie extraordinaire… une joie partagée.

Une bombe qui explose et qui dégage une puissante onde de charme !

 

Homme, écoute la femme… Laisse-toi te perdre en son sein !

 

Et pour la femme ?

Femme, pour que l’homme ne soit pas un éjaculateur précoce, ce qui ferait de toi une “femme mal-baisée”… apprend donc tout d’abord à essayer de t’aimer, à te construire pour le meilleur de toi-même, libérée des croyances de cette société de consommation… afin de bâtir personnellement ton être.

 

Une femme frustrée et malheureuse "facilite" aussi l'éjaculation précoce !

Oui, c'est une chance pour l'homme, lorsqu'une femme ose s’initier à son propre plaisir narcissique afin de se connaître au mieux, par la découverte de ce corps, support de l’esprit et lien du cœur. La femme pourra expliquer alors ce fonctionnement mystérieux que l’homme ne peut saisir sans son aide précieuse.


La femme a physiquement besoin de l’homme une fois par mois, rappelons cela encore, alors que le corps de l’homme est en « demande » toutes les deux heures…

Mais affectivement ?

Oui, le cœur de la femme est un moyen formidable pour éveiller en elle les désirs de son corps afin de permettre à l’homme une relation avec pénétration harmonieuse.

 

Le partage des corps s’avère merveilleux lorsque les cœurs s’affirment !

La femme qui se dévalorise au regard de l’homme rendra plus difficile l'orgasme commun.

Enfin, pour éviter l'échec dans l'acte de pénétration, une femme saura davantage agir avec délicatesse et art pour initier l’homme à la rencontre des corps en valorisant son être (en le consolant parfois) et qu’elle n’oublie surtout pas que son corps sait s’adapter — simplement — à toute mesure… dans la limite du raisonnable !

 

 

La pénétration restera toujours un mystère de plaisir à partager. L’homme, afin de bien vivre cet acte — s’il n’est pas dans la domination, la violence ou le devoir conjugal — doit-il être libéré du principe de conquête ou d’exploit ?

Il a laissé son épée avec ses vêtements pour se présenter nu, désarmé, disponible, attentif…

Il s’invite à l’inconnu et au-delà.

Quelques longues et belles minutes de communion s’annoncent pour atteindre un orgasme où la joie s’exprime en triomphe… un bonheur harmonieux, partagé dans une merveilleuse onde de charme !

L’homme sera donc à la hauteur de ce qu’il aspire, et à la hauteur de ce que la femme désire.

La femme sera-t-elle comblée sans avoir besoin nécessairement d’être fécondée ?


 

Et sachons aussi que l'homme — malgré lui — peut être encore éjaculateur précoce, dans certaines circonstances…

Fatigue, trac, dérapage ou désir intense, un faux départ est toujours possible… même chez les professionnels du coït !

Pas d'inquiétude : cela peut être formidable que d'exploser de plaisir aussi vite devant une merveille !

Il y a souvent dans l'acte sexuel, une seconde chance qui est donnée… par amour ?

 

 

Il y a aussi l'intense besoin de faire jaillir de soi une idée, un cri, un plaisir… 

 

Avant qu'il ne soit trop tard, il est parfois trop tôt d'annoncer ?

Vive les éjaculateurs précoces !

 

 

© Yves Philippe de FRANCQUEVILLE

 

 

Les peintures illustrant cet article sont réalisées par Éric CHATALIN. Elles sont issues de l'exposition ©"Le chant du désir ou l'extase amoureuse", Atelier galerie Auralithe (exposition Mars 2012). Tous droits réservés.

Ces peintures sont présentées sur ce blog avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Les œuvres d'Éric CHATALIN sont à découvrir sur le lien //ericchatalin.com/  

 

 

 

 

 Un article écrit par Yves Philippe de FRANCQUEVILLE, philanalyste et pirate des mots.

Auteur : Yves Philippe de Francqueville

 



19/07/2012
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